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VOYAGE EN TRAIN VERSUS ROAD TRIP

Dernière mise à jour : 5 sept. 2019

Le train où « le broun-roun-roun des roues » est comme une musique apaisante...


Voyager est avant tout un espace de liberté, un temps pour soi, pour s’évader, pour découvrir d’autres paysages, d’autres pays, d’autres gens… Voyager c’est d’abord choisir sa destination, puis son itinéraire et enfin son moyen de locomotion. Souvent je me pose la question : train ou voiture ?

Le train offre ce confort de voyage propice à la rêverie, à se laisser porter, bercer par le bruit des roues sur les rails. La voiture, quant à elle, permet une plus grande liberté de mouvement, mais elle est plus contraignante en termes de fatigue. Cela dit, j’aime ces deux moyens de transport, je leur trouve à chacun beaucoup d’avantages, mais je les utilise de manière très différentes.


En effet, le train me transporte d’un point A à un point B, parfois avec des escales, mais il m’emmène toujours vers ma destination finale.

Et puis ce sont les trains mythiques qui me font rêver. Et depuis le jour où j’ai lu Michel Strogoff, je n’ai eu de cesse de vouloir découvrir la Sibérie et notamment Irkoutsk et je n’envisageais pas d’autre façon d’y aller qu’avec le Transsibérien. En décembre 2015 ce voyage est enfin devenu une réalité ! A cette époque j’habite à Moscou depuis 3 mois et deux amies me rejoignent pour ce périple jusqu’au lac Baïkal.


Moscou, gare de Iaroslavl

Dans le Transsibérien avant de traverser l'Oural

Nous embarquons le soir pour 4 jours et 4 nuits, soit presque 5200 km en train. Après 24 heures de voyage, nous commençons à perdre la notion du temps et nous sommes totalement prises par le rythme du train, les gares qui se succèdent et affichent toutes invariablement l’heure de Moscou, même si l’on change de fuseau horaire. Du coup, ce voyage nous pousse à une déconnexion complète, à ne plus du tout contrôler le temps et à nous laisser faire par ce train qui nous emporte loin de tout et de nous-mêmes !

Nous sommes en plein hiver et plus nous nous enfonçons vers l’Est, plus la température extérieure chute et plus la provodnitsa de notre wagon augmente le chauffage. Du coup, pour moi impossible de dormir la nuit par +30°C ! Et pendant que tout le monde dort, je profite de merveilleux lever de soleil sur les plaines enneigées.

Et puis ça y est, on a passé l’Oural, nous sommes en Sibérie, ces territoires immenses et encore si sauvages et ça y est on a laissé dernière nous la grisaille de la plaine moscovite pour le ciel bleu et le soleil sibériens.


Descendre du train pour se... rafraîchir, un comble !

Ce long voyage en train est propice à toutes sortes de rêveries sur notre destination finale, nous avons tout le temps nécessaire pour l’envisager, imaginer ce que nous allons y faire, y voir et surtout me réjouir d’y retrouver Nicolas, un ami français rencontré en Mongolie.

Je connais déjà un peu ce fameux lac Baïkal, mais je n’y suis encore jamais allée en hiver et pas non plus sur sa rive ouest et j’avoue que j’ai hâte de le voir gelé.

A chaque gare, où les arrêts peuvent durer jusqu’à une heure, le temps de dégeler les essieux, je vais me balader sur le quai et achète des pirojkis aux babouchkas courageuses qui viennent les vendre aux voyageurs dans ce froid glacial. Et je retrouve avec bonheur la gare de Novossibirsk où il y a quelques années j’avais pris ici le train pour l’Altaï.


Il faut régulièrement ôter la glace des essieux

Gare de Novossibirsk, il fait encore "doux", juste un p'tit -20°C

Nous nous sommes tellement reposées durant ce voyage, qu'à l’arrivée à Irkoutsk nous ne sentons absolument pas le décalage horaire. Nous resterons une journée en ville avant de prendre la marchroutka, puis le ferry pour rejoindre l’île d’Olkhon.

Île d'Olkhon, rocher Schamanka

Ce périple dans le Transsibérien reste mon plus beau voyage en train et j’ai surtout adoré voyagé en hiver avec ce mode de transport. Au point que j'envisage désormais un autre voyage en train cet hiver d’Ankara à Kars dans l’extrême est de la Turquie.


« On the road again, au petit jour » je quittais la ville…


Contrairement au train, en voiture je peux m’arrêter quand je le souhaite, prendre des chemins de traverse, changer d’itinéraire si j’en ai envie, découvrir des endroits que mes cartes ne mentionnaient pas. Bref, en road trip je prends mon temps et me laisse surprendre. C’est pour moi le meilleur moyen pour découvrir un pays avec la plus grande flexibilité possible.

Après un premier voyage de deux semaines en Turquie en avril 2017, je prépare un long road trip de six semaines pour l’été. Carte étalée sur le plancher de mon salon, je choisis mon itinéraire, les endroits où je souhaite rester un peu plus longtemps, les sites que je tiens absolument à visiter, les options de routes pour aller d’une ville à l’autre… J’aime ce moment des préparatifs où je peux déjà rêvé mon voyage.

Après cette première étape de repérage, je me documente juste en regardant quelques reportages, mais je ne veux pas en savoir trop afin de garder intact tout le plaisir de découvrir.

En montagne certaines routes ressemblent plus à des pistes

Une petite pause en montagne

Donc début juillet 2017 j’atterris à Ankara et je prends la route, seule au volant de ma petite voiture de location, vers l’est à la découverte de l’Anatolie, avec une première étape à Hattuşa, ce site archéologique hittite qui m’intrigue particulièrement.

Au cours de ces six semaines de road trip, je passerai par le sud, cette région proche de la frontière syrienne qu’on m’avait dit, n’être pas très sûre. Je me perdrai dans les montagnes et arriverai dans un petit village kurde où les femmes m’inviteront à boire un çay avec elles. Je changerai à plusieurs reprises mon itinéraire de départ en fonction des rencontres et conseils reçus tout au long de ma route.

Bref, pour ce voyage la voiture m’a permis de voir des endroits absolument incroyables que je n’aurai pu atteindre avec aucun autre moyen de transport et j’ai aimé ce sentiment de liberté que m’a procuré ce road trip. Du coup, je suis vraiment devenue fan de ce genre de voyage. Et chaque fois que je suis venue en vacances en Turquie, j’ai opté pour la voiture et fait de merveilleux voyages à travers ce pays.




Descente vers Marmaris

Personnellement j’ai donc trouvé mes deux façons de voyager idéales : le train surtout en hiver pour de longs trajets et la voiture pour des road trip de plusieurs semaines où je me laisse aller au gré de mes envies.

Et vous, quelle est votre manière préférée de voyager ?

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